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« Plus un traitement antirétroviral contre l’infection par le VIH est précoce, plus il est efficace. » Si ce constat avait déjà été établi, une équipe INSERM vient d’apporter une nouvelle preuve par le biais d’une étude menée chez 327 patients. Et ce, même si la contamination n’est pas encore confirmée par le test de dépistage.

« Plus la mise en œuvre du traitement est rapide après la contamination, y compris dans la fenêtre de trois mois suivant la primo-infection, plus le multithérapie antirétrovirale, les auteurs ont calculé le délai de mise en œuvre du traitement chez des patients inclus dans la cohorte ANRS CO6 PRIMO, une des plus grandes cohortes au monde de sujets infectés par le VIH depuis moins de trois mois (primo-infection).

Ils ont « estimé la date de l’infection par rapport au moment d’apparition des premiers symptômes cliniques (en général des signes de type pseudo-grippaux), ou par rapport aux résultats des tests de confirmation de l’infection chez les personnes asymptomatiques », explique Laurence Meyer, co-auteur de ces travaux. Ils ont ainsi déterminé à quel moment les patients ont été mis sous trithérapie, après leur contamination. Ensuite, la quantité de réservoir viral a été régulièrement évaluée pendant toute la durée du traitement (jusqu’à plus de 16 ans pour certains patients). Enfin, ils ont comparé les résultats en fonction du délai d’initiation du traitement.

Un virus toujours en latence

Résultat, « le réservoir viral décroît d’autant plus vite au cours des premiers mois que le traitement a été démarré tôt après la contamination », soulignent les auteurs. Une bonne nouvelle car la taille de ce réservoir viral est corrélée au risque de complications et au pronostic de la maladie. Ainsi, il est important de la réduire au maximum. Et ces bons résultats sont conservés tant que le traitement est poursuivi. Ce que recommandent vivement les médecins. « Pas d’interruption de traitement en dehors d’essais cliniques très cadrés, sous peine de réactivation de la maladie », souligne Laurence Meyer. Laquelle rappelle en effet que « la multithérapie antirétrovirale empêche efficacement la réplication du virus, mais elle ne permet pas de déloger le virus des cellules hôtes ».

En tout état de cause, « les résultats de cette étude fournissent des arguments supplémentaires pour un diagnostic de l’infection le plus précoce possible après la contamination et une prise en charge thérapeutique très rapide », conclut-elle.